vendredi 6 mars 2009

Karikatur

Bâle, carrefour géographique (Suisse Allemagne et France), carrefour linguistique et carrefour culturel: on se cogne sur un musée à chaque coin de rue. Je connais la réputation de Bâle pour sa foire internationale d'art contemporain, son Kunstmuseum et ses Picasso (achetés avec la participations des habitants de Bâle), le musée et la fontaine Tinguely... J'ai le vague projet d'aller au Karikatur und Cartoon Museeum qui présente actuellement des planches de Sempé, mais je constate rapidement que tout est fermé pendant les trois jours du Fasnacht: la "Karikatur", c'est dans la rue avec tous les Bâlois que ça se passe... Le lundi, à 4h du matin commence le Morgenstreich: Un cortège SON (fifres et tambours) et LUMIÈRE (lueur des lanternes). Il parait que des trains spéciaux partent de Zurich pour cet évènement magique, ai-je appris + tard, rendez-vous l'année prochaine.
Je débarque le dernier jour du carnaval, le mercredi, à la Basel SBB en plein "lendemain de veille".
La nuit dernière a été prise d'assaut par les Guggenmusiken sur la Markplatz, la Barfüsserplatz et la Claraplatz.
Dans les restaurants, il y a eu les performances des Schnitzelbängg (déclamation de poèmes ironiques sur la vie locale sur fond musical)

À l'étage, une gang fête encore bruyamment

Les brasseries refont le plein de bière

Le soleil fait une timide apparition, j'en profite pour photographier l'exposition des lanternes sur la Münsterplatz: illustration de l'actualité locale...

Vers 11h Les Bâlois récupèrent leurs chars pour se préparer au cortège de l'après midi.

Un pause sur la Bärfusserplatz avec la fameuse soupe à la farine, du carnaval Bâlois, la Määlsuppe (farine, bouillon, beurre, oignon, gruyère râpé, vin rouge) .


La vieille ville est séparée par le Rhin, les 2 rives sont reliées par le Mittlere Brücke.
J'essaye un "Fähri", barques qui se déplacent le long d'un câble. Le passeur m'explique que l'été, c'est plus compliqué car il faut éviter les... baigneurs. Il me parle aussi du Petit Bâle, son quartier, avec ses bars ouverts toute la nuit, ses commerces turcs. Ca y est, je suis convertie, c'est là que je veux vivre ...quand je serai grande! Le Passeur de Bâle

Rassemblement sur la rive du Petit Bâle pour le défilé de l'après-midi Les Waggis (les masqués) à pied ou en char jettent les confettis Râppli et distribuent mimosas, oranges, bonbons.

Ça donne presque envie de s'engager?

Honte rétrospective: je n'ai ni acheté ni porté l'insigne du carnaval de Bâle, la "Blaggedde", dont le produit net va aux participants. (Ich kannte nicht, entchuldigung!). Le crime est parfois impuni car j'ai tout de même reçu (ou habilement intercepté?) quelques oranges.
Distribution de"Zeedel", poèmes satiriques qui traitent les sujets de l'année en dialecte bâlois (pour moi, un défi ambitieux de traduction en perspective!).

Derrière les joueurs de fifres, en arrière plan, on note
un Läckerli Huus ou l'on vend la spécialité de Bâle, les Basler Läckerli (biscuit de farine, de miel, d'amande, de noix, d'orange, de citron, d'épices et d'eau de vie).

Je suis touchée par la conviction du solitaire qui continue à tambouriner, tout seul, loin de la foule.

2 commentaires:

  1. "le passeur" de Bâle : est ce ta façon de le nommer ou le vrai non de son métier.... car il peut en effet mettre plein de clandestins sous son pull.
    Ça fait du bien toutes ses couleurs!

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  2. Hallo An-so, Je ne connais pas son vrai titre officiel mais cela m'a plu de lui donner ce nom, c'est un personnage haut en couleur, une légende: je l'avais déjà vu en photo , pris par des amis de Genève en Janvier, quand il tricotait son fameux pull (ou ...un autre).

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