dimanche 3 juillet 2011

Nach oben

À 5h du matin, je quitte en douce l'hôtel Bahnhof de Zermatt pour prendre le 1er téléphérique vers le "Petit Cervin" qui culmine à 3883m, environ 60m au dessous de son grand frère et célèbre icône suisse: le mytique "Cervin" ou "Matterhorn".

Le téléphérique est encore fermé (un employé rencontré au hasard me donne des explications vagues, ce sera ouvert vers 7h...peut être). Je me mets donc en mode marche jusqu'à l'étape suivante: Furi - environ une heure à pied.
Ayant déjà fait le trajet par Zum Zee la veille (un joli hameau avec un excellent restaurant), je décide - après approvisionnement en eau - de faire un petit crochet de 40 mn en passant par Zmutt , un autre petit hameau/restaurant (fermé pour l'instant bien sûr).

Zmutt


Zermatt dort encore.
J'adore marcher tôt dans le silence et la lumière du matin quand les sentiers forestiers ne sont pas encore fréquentés.

On garde le cap sur le Cervin


Raccards ou greniers valaisan typiques

Quand j'arrive à Furi, le téléphérique tourne mais personne ne peut me vendre de billet. (mais ou est la Suisse méga organisiert que je connais?!)
Je payerai plus haut, en attendant, j'embarque avec les travailleurs de la station.
Le Cervin toujours "super star"
Au sommet du petit Cervin : Ski toute l'année sur le glacier du Théodule (une expérience à vivre dans une grande occasion, une visite de québécois par exple!)
Il est 8h, les skieurs arriveront un peu plus tard. L'escalier vers le point de vue circulaire sur les Alpes est fermé (réparations). Les grottes de glaces me laissent ...froide! J'opte plutôt pour une balade dans la neige, sous le soleil déjà chaud.

Je repère quelques "encordés" et décide de suivre la trace, c'est plus "safe" qu'en solo.

Et j'entreprend ainsi, sans le savoir encore, l'ascension du sommet Breithorn à 4164 m
Je rejoins bientôt les encordés. Je fais clairement pitié avec mon amateurisme car ils (des gentlemen espagnols) me prêtent un bâton et un piolet pour plus tard dans la descente. Tout les groupes que l'on rencontrera au retour sont également super pro, piolets, crampons, cordes.
La fin (ou le sommet!) est proche!

Le sommet: on s'immortalise mutuellement.


"Cette soif indéfinissable, c'est le Matterhorn qui l'inspire le plus ardemment'.
Emile Yung 1854-1918

Volta 7 - Art Basel

ART BASEL: Pendant les quelques jours de la foire de Bâle, j'aime voir les évènements qui se greffent dans son "glamour" sillage. L'année dernière j'avais visité LISTE et cette année, toujours avec le groupe de Olga Stephan (Art tour etc), focus sur VOLTA 7 .
Cela se passe dans un entrepôt du quartier industriel derrière la gare. Il y a des navettes pour Art Basel et LISTE.
Artiste dont je n'ai pas retrouvé le nom (sorry) - Volta 7 2011

Des styles très différents cohabitent, avec une petite tendance pop et arts graphiques qui ne me déplait pas, au contraire.

Auflauf de Jan Brokof - Galerie Baer

Artiste dont je n'ai pas retrouvé le nom (sorry) - Volta 7 2011

Il y a une ambiance moins foule, moins "Big Bizzness" qu'à l'officielle Art Basel: pas de "I 'm too good for you" style, la discussion est possible, les échanges sont enrichissants et agréables.
Des oeuvres engagées:
Ci-dessus par exemple, photos et vidéo d' Almagul Menlibayeva, (Kazakstan) , avec pour trame le recul de la mer d'Aral transformée en désert par les russes.
L'originalité de VOLTA est de présenter des artistes en solo ( les galeries peuvent aussi exposer un artiste par jour). Cela permet d'avoir une vue plus large et cohérente de l'oeuvre d'un artiste et c'est moins saturant pour le visiteur.

ADN Galeria de Barcelone par exemple choisit ici de présenter la série "Love is in the air" (2007-2009) de Carlos Aires.
Vinyles découpés en silhouettes prises sur internet. La majorité des images sont en lien avec la pornographie et la violence. Les vinyles sont tous des disques de danse.

Installation d'Amanda Burnham (Un petit trip "décor" pour les collègues en dessin animé!)

"My light is your life" de kristof Kintera - Jiri Svestka Gallery -Berlin