dimanche 29 mars 2009

Le Tempo à Milano


À Florence, des voyageurs à l'auberge m'ont aussi affirmé qu'à Milan, il n'y avait "rien à voir". Mais selon moi, il ne faut pas aborder une ville comme Milan de la même touristique façon que Venise, Florence ou même Rome. Milan est la capitale économique de l'Italie, la ville phare des médias (presse, agences de pub, maisons d'édition, chaînes TV), une ville entreprenante, créative, un paradis de la mode et du design, bref, résolument tournée vers le reste du monde et vers l'avenir. C'est la Città delle occasion (la ville des possibles). En sortant de la gare centrale, immergée dans la circulation et les klaxons, je palpe les "good vibes" de Milan et sens qu'il y a certainement beaucoup à y "vivre".

Sur la scène internationale, Milan est réputée pour l'élégance de sa mode, et même moi qui suis très loin habituellement d'être une reine du shopping, j'en prend plein les yeux. Je m'extasie devant les créations Milanaise du quartier de San Babila: les coupes fantasques , les couleurs non conformistes , le design "flyé" des boutiques, une élégance vraiment excentrique qui à ma grande surprise me séduit énormément. Interdiction de prendre des photos, et je n'approfondis pas pour l'instant du côté ...des prix!



Impossible de rater la place du Duomo, au coeur du quartier historique de Milan. Un trip gothique: Je monte sur le toit du Duomo , tout un monument d'extravagance. La facade est surnommée "l'hérisson de marbre".


Sur les toits: Parfait pour un peu de recul agrémenté d'un pique nique et d'une sieste au soleil.


Retour sur terre. En bas sur la place, quelques chasseurs de touristes vous refourguent une poignée de maïs pour que l'on puisse faire la photo typique de soi-même harcelé de pigeons. Refuser les nombreuses sollicitations me demandant trop de force morale, je me réfugie dans la gallerie Vittorio Emanuele II.

Un coup d'oeil sur La Scala de Milan, et je poursuis vers le quartier de Brera et le Castello Sforzesco.

Je zappe la fresque de la Cène de Léonard de Vinci, car elle se visite uniquement sur réservation. À la place, une pause incontournable chez le glacier pour me gloutonner de Gelati.



Je marche à l'ouest du cours Sempione, pour rejoindre mon auberge près de l'hippodrome San Siro. Je fais ce jour là une dizaine de kilomètres à pied dans Milan. À mon retour de la foire de Bologna, j'ai compris le truc , et je me déplace...en métro.

Donc, après la foire de Bologna, lors de ma seconde journée à Milan et dernière étape sur la route de retour à Zurich, munie d'une passe de métro, je vais faire un tour au Cimitero monumentale: un dictionnaire des fantasmes, caprices, lubies de la bourgeoisie Milanaise (dixit mon guide).

Beaucoup de jolies madones éplorées, très lyrique, très théâtral, très drame, très fou, très... Italien!


Beaucoup de riches demeures mortuaires. Profitons de la visite du cimetière de notre vivant, c'est gratuit, alors que le m 2 pour y reposer éternellement est carrément hors de prix.

Je quitte le calme du cimetière pour rejoindre les bruyants vivants dans un quartier animé autour de la Porta Ticinese près de la basilique San Lorenzo : cafés branchés , très sympa, il parait, à l'heure de l' aperitivo (mais j'ai un train à prendre!).

Encore un peu plus au sud, les Navigli, un ancien quartier populaire au bord des 2 canaux de l'ancien port fluvial. Coin réputé pour sa brocante mensuelle, ses ateliers d'artistes et ses antiquaires.


Contrairement à la réputation de l'Italie , aucun de mes trains n'a eu de retard lors de mon séjour. Ce soir, à la gare de Milano centrale, un seul train a du retard, c'est celui de ...Zurich!

Retour à mon home sweet home en tranchant dans les Alpes, successions de plongées et contre plongées . Le Tessin est magnifique (lac, montagnes et palmiers autour de Lugano). Puis , traversée du Gottard: contraste brutal , retour à la neige et puis à la pluie de Zurich!

ITALIA, I'LL BE BACK!

samedi 28 mars 2009

Firenze et Bologna, fugitivement.

À Bologna pendant la foire du livre, les hôtels majorent les prix, alors à moins de s'y prendre longtemps d'avance (ce n'est pas mon cas!), difficile de trouver un hôtel bon marché. J'ai choisi plutôt de réserver des hôtels dans des villes voisines à 1h de train et je ramène ainsi quelques impressions de FIRENZE (Florence) by night et son fameux pont Vecchio.

Je m'enfonce dans les petites rues jusqu'à la place de la Seigneuriepuis le Duomo
Avant le train du matin, je refais le parcours dans la jeune lumière
Je me fais fissa fissa une petite provision de camaïeux d'ocre et de rouges, et hop dans le train.
À BOLOGNA, mobilisée par la foire du livre, j'ai aussi très peu de temps alors, je vais droit au but, au coeur de la vieille ville, Piazza Maggiore.
La très célèbre et sexy fontaine de Nepturne


Je gravis les 500 marches de la torre Asinelli, l'emblème de Bologne. Parait qu'au Moyen âge, 200 tours s'élevaient dans le ciel de la ville. Plus la famille était puissante, plus la tour était haute. Un chouette point de vue à 360 degrés.

On surnomme Bologne la Rossa (la Rouge), pour la couleur de ses édifices et de ses tuiles en terre cuite.
Bologne offre 40 km d'arcades et une ambiance étudiante stimulante (elle possède la plus ancienne université d'Europe, avant la Sobonne et Oxford).Je vais faire un tour chez Tamburini (vélocibo' bistrot, un mouvement qui prône le slow food),c'est une superbe épicerie traiteur ou je mange la spécialité de Bologna, les Tagliatelles. Et non, contrairement à ce que j'ai toujours cru, ce ne sont pas les spaghettis alla bolognese. (tout ce malentendu, c'est la faute des Italiens en exil qui baptisèrent leur pâtes ainsi en hommage à la ville).

La Fiera

Da lunedi 23 a giovedi 26 marzo 2009- Bologna
La Foire du livre pour enfant à Bologna n'est pas, comme la plupart des salons jeunesse, ouverte au public. Viennent y brasser des affaires, éditeurs, agents, traducteurs, imprimeurs, libraires et...illustrateurs (il faut le prouver, mais s'alourdir d'un portefolio suffit !)

Chaque année, un pays différent est l'invité d'honneur, cette année, c'est la Corée avec sa riche tradition et culture. Très inspirant aussi de voir l'exposition 2009 d'illustrateurs (fiction/non fiction) de partout dans le monde.

Une section est consacrée à l'illustrateur Italien Roberto Innocenti
Deux jours de course, de kilométrage illimité de kiosque en kiosque et de pays en pays. Je marche péniblement sur des pieds boursouflés et à vif (J'ai troqué mes chaussures de marche contre des souliers bcbg...neufs, et je paye le prix fort cette esthétique idée).
Heureusement, quelques rencontres fructueuses (DA, agents) me permettent de m'asseoir , euh non, de mieux me situer dans le milieu de l'édition d'ici et de batir un marketing plus ciblé dans un avenir proche!

Le mercredi matin, je suis invitée à la rencontre organisée par la Jugendbibliothek de Munich. La Clé fait partie de la sélection The White Ravens 2009. Échanges multilingues informels autour d'un verre et du buffet. Il fait TRÈS beau, alors en milieu d'après midi, après quelques autres sympatiques rencontres, je file (en boitant!) pour me garder 2 à 3 heures de tourisme dans le centre historique de Bologna. (à suivre...)