vendredi 30 mars 2012

Schneeschuhwandern im Simplon

J'avais prévu un we raquette dans les Grisons, mais faute de neige, je rejoins un petit groupe "Höhenfieber" plus en altitude dans le Valais. Vendredi soir, de Brigg, je prend un train bondé de travailleurs italiens. D' Iselle - Italia, je retraverse la frontière avec le dernier car postal , terminus Simplon Dorf - Post.
L'oeil percant de l'aigle du Simplon Pass (2005 m) surveille imperturbablement les fuites de capitaux vers l'Italie.
7h30 samedi, départ (sans neige) de Simplon Dorf.
Miam, de la neige fraiche...
Il fait super beau et CHAUD, ca va rougir pour moi.
C'est probablement là que HP a du expliquer (en Dutch Bernois) que l'on s'apprêtait à faire 4h de montée sérieuse (un dénivellé de 1200 m). Je l'ai compris physiquement...après.
On arrive bientôt?
CÉ-QUAN-QU-ON-ARRIVE???!!!
Jaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa,
la Mittagpause:
...un peu sur les genoux. ..ca ne m'empêche pas d'afficher un sourire béat - la fièvre des hauteurs-
Pas assez prévu d'eau cette fois encore, je mangerai de la neige pendant les 2 dernières heures de descente.



Je double ma ration d'eau le lendemain, dimanche, mais inutile, on ne fait qu'une petite balade d'une demi-journée, à partir de Simplon Pass. On rencontre un chamoix, plutôt décontracté.
Du sommet, au fond de la vallée,
on apercoit Brigg, où
attendent les trains du retour.
En attendant: hasta la victoria siempre!

mardi 13 mars 2012

Davos: Auf der Piste

Davos @ Kirchner

Au début du 20ème siècle, Davos était un haut lieu de cure pour riches tuberculeux et/ou dépressifs.
patinage ( pas de Curling à l'époque!) @ Kirchner

Fini le trip sanatorium des personnages de Thomas Mann dans "La montagne magique". Aujourd'hui, Davos est une méga station de ski, shopping, hôtels (24 000 lits disponibles -à tous les prix), snowbordeurs colorés et night life.

Je participe cette année au Ski Weekend Davos organisé par le bureau. Les conditions de neige et d'ensoleillement sont incroyablement...parfaites!

YAHHHOOOOOO!!!

C'est aussi le WE de la Pasernn Derby, la plus vieille compétition dans le monde du ski
(depuis 1924).
Non ce n'est pas moi (je n'ai pas de combinaison jaune) et la photo est empruntée au site Davos/Kloster

La descente part du sommet du Weissfluhhoch (en haut à gauche de la carte) à 2693 m et prend fin 2000m plus bas, à Küblis (à droite de la carte).
L'été , on peut remettre ca à vélo.

En fin de journée, je glisse avec quelques collègues sur les fameux 14 km de légende : j'adore!
Arrivés à Kürbis, on prend le train pour retourner à Davos
(le trajet en train -45 mn - est plus long que le trajet en ski-30 mn).

@ Kirchner

Avant de quitter les sommets de Davos, je ne manque pas de visiter le musée Kirchner
(peintre expressioniste allemand et fondateur du mouvement "die Brücke")
C'est bien chouette de dévaler les montagnes, c'est génial aussi de les regarder.

@ Kirchner

samedi 3 mars 2012

À la recherche des TSCHÄGGÄTTÄ

Ma première fascination pour le Valais , je la dois à la BD de Cosey "À la recherche de Peter Pan"(Auf der Suche nach Peter Pan")-1984-

toutes les cases de BD @ Cosey

Un univers de silence blanc, de montagnes, de chalets de bois brûlé serrés autour d'une église.

La vallée du Lötschental (qui signifie la vallée secrète, aussi surnommée le "Tibet du Valais") a été longtemps inaccessible en hiver à cause de "l'avalanche rouge" qui en barrait l'entrée.

Un raccard, grenier de montagne typiquement valaisan.

L'isolement du Lötschental a donné naissance à un grand nombre de contes et coutumes. La vallée est réputée pour son étrange carnaval en février. Des créatures sauvages vêtues de peaux de chèvre et portant un masque de bois sculpté, déferlent dans la vallée:
les TSCHÄGGÄTTÄ

"Le temps ne revient pas en arrière. Les populations montagnardes ont pris le train, qu'on appelle encore le progrès" (André Guex).
Pour atteindre la vallée secrète, il suffit aujourd'hui de mettre l'auto sur le train et de traverser le tunnel qui relie le versant bernois à Goppenstein.

Avec A, B & AS et J. on débarque à Wiler, le jour du Carnaval, dans l'unique station de ski de la vallée. Toutes les places de parking sont prises. Après une heure à tourner en rond, on parvient à se garer -illégalement- sans casser la gueule à personne.


Dans un environnement rural largement dominé par l'Église, les masques étaient l'expression de l'anarchie, de la révolte et du chaos. Chacun masque est une sculpture unique et exprime la nature indomptée de la vallée.

photo d'Anso

Extrait pris sur internet. Les Tschäggättä (signifie les tachetés) sont des jeunes hommes recouverts de peaux de mouton ou de chèvre, portant sonnaille à la ceinture et bâton à la main et qui se cachent le visage derrière un impressionnant masque de bois. Au cours de l’après-midi, seuls ou en petits groupes, ils arpentent les ruelles du village en effrayant les passants. Depuis les années 1960, le samedi précédant le Mercredi des Cendres, un cortège défile dans le village de Wiler. Et depuis les années 1990, dans la nuit de Jeudi Gras, des Tschäggättä descendent la vallée en traversant les quatre villages. Ce qui pouvait par le passé être perçu comme des comportements vulgaires, voire animés parfois d’une certaine brutalité, ne s’exprime depuis longtemps que sous des formes « civilisées ».
photo d'Anso
Autre extrait pris sur internet. Contrairement à d'autres coutumes suisses faisant recours aux masques, la Tschäggättä n'a jamais fait l'objet d'une organisation officielle. Il n'y a de cortège de la Tschäggättä que depuis 1967. Comme de nombreux jeunes gens ont quitté la vallée pour trouver du travail dans les années 60, la coutume a dû être quelque peu réorientée afin de pouvoir survivre.

Les Tschäggätta ne marchent pas très droit.



photo d'Anso
Blatten (1570 m d'altidude), le dernier village habité de la vallée.

Merci à Cosey pour son univers et à B &AS pour l'hébergement à Thun