samedi 3 mars 2012

À la recherche des TSCHÄGGÄTTÄ

Ma première fascination pour le Valais , je la dois à la BD de Cosey "À la recherche de Peter Pan"(Auf der Suche nach Peter Pan")-1984-

toutes les cases de BD @ Cosey

Un univers de silence blanc, de montagnes, de chalets de bois brûlé serrés autour d'une église.

La vallée du Lötschental (qui signifie la vallée secrète, aussi surnommée le "Tibet du Valais") a été longtemps inaccessible en hiver à cause de "l'avalanche rouge" qui en barrait l'entrée.

Un raccard, grenier de montagne typiquement valaisan.

L'isolement du Lötschental a donné naissance à un grand nombre de contes et coutumes. La vallée est réputée pour son étrange carnaval en février. Des créatures sauvages vêtues de peaux de chèvre et portant un masque de bois sculpté, déferlent dans la vallée:
les TSCHÄGGÄTTÄ

"Le temps ne revient pas en arrière. Les populations montagnardes ont pris le train, qu'on appelle encore le progrès" (André Guex).
Pour atteindre la vallée secrète, il suffit aujourd'hui de mettre l'auto sur le train et de traverser le tunnel qui relie le versant bernois à Goppenstein.

Avec A, B & AS et J. on débarque à Wiler, le jour du Carnaval, dans l'unique station de ski de la vallée. Toutes les places de parking sont prises. Après une heure à tourner en rond, on parvient à se garer -illégalement- sans casser la gueule à personne.


Dans un environnement rural largement dominé par l'Église, les masques étaient l'expression de l'anarchie, de la révolte et du chaos. Chacun masque est une sculpture unique et exprime la nature indomptée de la vallée.

photo d'Anso

Extrait pris sur internet. Les Tschäggättä (signifie les tachetés) sont des jeunes hommes recouverts de peaux de mouton ou de chèvre, portant sonnaille à la ceinture et bâton à la main et qui se cachent le visage derrière un impressionnant masque de bois. Au cours de l’après-midi, seuls ou en petits groupes, ils arpentent les ruelles du village en effrayant les passants. Depuis les années 1960, le samedi précédant le Mercredi des Cendres, un cortège défile dans le village de Wiler. Et depuis les années 1990, dans la nuit de Jeudi Gras, des Tschäggättä descendent la vallée en traversant les quatre villages. Ce qui pouvait par le passé être perçu comme des comportements vulgaires, voire animés parfois d’une certaine brutalité, ne s’exprime depuis longtemps que sous des formes « civilisées ».
photo d'Anso
Autre extrait pris sur internet. Contrairement à d'autres coutumes suisses faisant recours aux masques, la Tschäggättä n'a jamais fait l'objet d'une organisation officielle. Il n'y a de cortège de la Tschäggättä que depuis 1967. Comme de nombreux jeunes gens ont quitté la vallée pour trouver du travail dans les années 60, la coutume a dû être quelque peu réorientée afin de pouvoir survivre.

Les Tschäggätta ne marchent pas très droit.



photo d'Anso
Blatten (1570 m d'altidude), le dernier village habité de la vallée.

Merci à Cosey pour son univers et à B &AS pour l'hébergement à Thun

2 commentaires:

  1. Même pas peur!
    ou juste un peu... quand ils tapent sur les voitures (un commentaire qui a pour but de faire fuir le touriste).

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  2. Richtig genau! l'agressivité est exprimée dans les parkings plutôt que dans la parade!

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