Une journée au Salon International du Livre de la Presse à Palexpo à Genève (aéroport) pour faire le tour des éditeurs et de diverses associations et institutions. Pas de surprise du côté des "gros" classiques (éditeurs français ainsi que quelques Suisses, quelques canadiens un peu invisibles j'avoue si on ne les cherche pas). Dans les nombreux petits éditeurs, quelques uns à suivre ou à découvrir (en Suisse romande et en région Rhône-Alpes). Un peu déçue personnellement qu'il n'y ait pas davantage de présence Suisse-allemande, mais c'est logique en même temps, ce n'est pas un salon représentatif de la Suisse mais de la francophonie. L'invité d'honneur, la Turquie, offre un excellent café turc et un petit coin pour relaxer et échanger, et finalement, pour couper avec l'ambiance un peu marchande du salon, plusieurs excellentes expos. (PS: les images, affiches concernant le salon sont prises sur internet).
Les Giacometti

On reconnaît bien les sculptures filiformes et le cheveux indompté d'Alberto (1901-1966)
(Saviez-vous qu'il était Suisse, d'une région retirée des Grisons et non pas Italien -errare humanum est- comme je l'ai toujours cru ?)

Plusieurs peintures de son père, Giovanni (1868-1993) précurseur du néo-impressionnisme suisse.
et des sculptures (meubles, design d'animaux) de son frère Diego (1902-1985)
"le vrai Boris".

Une autre expo captivante sur Boris Vian, présentée sous forme de sept thèmes et 700 documents, lettres, partitions etc, très look "collage".
Trop génial le Boris (ingénieur, écrivain, chroniqueur, musicien, peintre, dramaturge et Pataphysicien), on en sort avec le désir brûlant de le lire ou relire!
Le Zizi sexuel: l'expo
Ludique: l'expo de Titeuf sur le "Zizi sexuel"(d'ailleurs son auteur Pef est Genevois) Je m'attendais vaguement à voir une expo des planches du bouquin + ou moins agrandies , mais en fait, c'est plein de jeux créatifs et fantaisistes, d'intéractivité et d'humour. Petits et grands, on se marre bien.
Le prix de ses 5 heures d'expo? 7 heures de train! mais avec le nouvel éclairage de Printemps, c'est un réel plaisir de traverser len-te-ment la Suisse. Et en plus, je ramène de la Calvinus , (la célèbre bière de Genève), ce qui, aux yeux de plusieurs, rentabilise largement le voyage.
Le prix du public (moi) pour la plus belle fugitive vue par la fenêtre du train:
À l'aller: vignes, lac Léman avec arrière plan de montagnes enneigées juste avant Lausanne...
et au retour: les villes de Neuchâtel et puis de Solothurn (Soleure)