lundi 27 avril 2009

Le Mont Altberg en poussette...

Nos Dijonnais préférés P. + S. passent nous voir 3 jours à Würenlos, le coffre chargé de moutardes multicolores, de grands crus de bourgogne, de pain d'épice et surtout, accompagnés de NOTRE petite nièce toute neuve, M. Le printemps parant les collines de Würenlos de ses meilleurs atouts "couleurs-odeurs", on programme des balades ... à poussette. Nous inventons ainsi de nouveaux chemins pour grimper jusqu'au café de l'Altberg, sans même trop nous perdre. À l'intérieur du café, c'est vide. Tout le monde boit son "drink" attablé dehors. P goûte pour nous le "Otelfingen rot wine" des vignes locales. Je suis passée par ici tout l'hiver dans le flou de la brume mais aujourd'hui, je distingue pour la première fois un horizon immense, les neiges éternelles des Alpes. à bientôt là haut!

"La culpabilité" nous conduit à Bremgarten...


Le dernier numéro de la Gazette est sorti juste avant avant Pâques. Voici quelques unes des illustrations que j'ai réalisées pour ce numéro dont le thème est La Culpabilité:


Avec G. et A, nous sommes allées voir le super nouvel imprimeur, à Bremgarten en Argovie. La qualité d'impression de la Gazette est maintenant vraiment chouette pour un prix imbattable à Zürich et une occasion pour moi de visiter le charmant village de Bremgarten. Son centre-ville comprend de nombreux monuments du Moyen âge très bien conservés, et ses petites rues vivent des nombreux touristes attirés par son réel cachet souligné par ses hauts clochers rouges (merci Wikipedia!)

Son marché de Noël (Chrischindlimärt) est très fréquenté, voici quelques belles photos de nuits du "Adventsmarkt" prises par Andreas Neumann:
© Andreas Neumann

dimanche 26 avril 2009

Salon du livre et de la Presse de Genève 2009


Une journée au Salon International du Livre de la Presse à Palexpo à Genève (aéroport) pour faire le tour des éditeurs et de diverses associations et institutions. Pas de surprise du côté des "gros" classiques (éditeurs français ainsi que quelques Suisses, quelques canadiens un peu invisibles j'avoue si on ne les cherche pas). Dans les nombreux petits éditeurs, quelques uns à suivre ou à découvrir (en Suisse romande et en région Rhône-Alpes). Un peu déçue personnellement qu'il n'y ait pas davantage de présence Suisse-allemande, mais c'est logique en même temps, ce n'est pas un salon représentatif de la Suisse mais de la francophonie. L'invité d'honneur, la Turquie, offre un excellent café turc et un petit coin pour relaxer et échanger, et finalement, pour couper avec l'ambiance un peu marchande du salon, plusieurs excellentes expos. (PS: les images, affiches concernant le salon sont prises sur internet).



Les Giacometti


On reconnaît bien les sculptures filiformes et le cheveux indompté d'Alberto (1901-1966)
(Saviez-vous qu'il était Suisse, d'une région retirée des Grisons et non pas Italien -errare humanum est- comme je l'ai toujours cru ?)


Plusieurs peintures de son père, Giovanni (1868-1993) précurseur du néo-impressionnisme suisse.

et des sculptures (meubles, design d'animaux) de son frère Diego (1902-1985)

"le vrai Boris".

Une autre expo captivante sur Boris Vian, présentée sous forme de sept thèmes et 700 documents, lettres, partitions etc, très look "collage".

Trop génial le Boris (ingénieur, écrivain, chroniqueur, musicien, peintre, dramaturge et Pataphysicien), on en sort avec le désir brûlant de le lire ou relire!


Le Zizi sexuel: l'expo

Ludique: l'expo de Titeuf sur le "Zizi sexuel"(d'ailleurs son auteur Pef est Genevois) Je m'attendais vaguement à voir une expo des planches du bouquin + ou moins agrandies , mais en fait, c'est plein de jeux créatifs et fantaisistes, d'intéractivité et d'humour. Petits et grands, on se marre bien.


Le prix de ses 5 heures d'expo? 7 heures de train! mais avec le nouvel éclairage de Printemps, c'est un réel plaisir de traverser len-te-ment la Suisse. Et en plus, je ramène de la Calvinus , (la célèbre bière de Genève), ce qui, aux yeux de plusieurs, rentabilise largement le voyage.
Le prix du public (moi) pour la plus belle fugitive vue par la fenêtre du train:

À l'aller: vignes, lac Léman avec arrière plan de montagnes enneigées juste avant Lausanne...

et au retour: les villes de Neuchâtel et puis de Solothurn (Soleure)

mardi 21 avril 2009

BÖÖGG


Le Printemps est une saison qui n'existe pas vraiment à Montréal alors pour nous, le soleil tout neuf qui réchauffe Würenlos , les arbres en fleurs, les oiseaux piailleurs, le ruisseau qui glougloute et autres clichés, ça nous mets VRAIMENT de bonne humeur. Et on n'est pas les seuls, les Zürichois ont une fête spéciale le 3ème lundi du mois d'avril pour célébrer le Printemps: Sechseläuten qui signifie approximativement "cloche de 6 heures". (Depuis le 16ème siècle, les cloches annoncent les heures de la fin de journée de travail, de 5h en hiver, on passe à 6h en été). Les bureaux ferment pour l'occasion alors c'est quasiment un devoir d' aller y faire un tour pour A. et moi-même!La fête est organisée par les corporations zürichoises et ses 26 guildes ou confréries locales qui défilent costumées dans leurs vêtements traditionnels: Échanges de fleurs avec le publicLe moment fort de la journée est à 6 heures, autour du BÖÖGG, un espèce de bonhomme de neige bourré d'explosif qui incarne l'exécré hiver.


EXPLOSION...
Comme au concert, bien coincés dans la foule, on ne voit pas grand chose sur place, (mais on a droit au son des canons et tout!), il faudra plus tard regarder l'explosion ...à la télé! ou scanner les images du quotidien gratuit "20 minuten", voilà:
Cette année: 12 minutes et 55 secondes pour faire exploser la tête du "Böögg"

La durée entre l'allumage et l'explosion permet de déterminer la météo de l'été suivant: donc, "Sommer wird mässig" L'été sera...moyen!...bof, pas trop trop compromettant comme prédiction!
La soirée se termine en immense party barbecue ou les zurichois font griller des saucisses sur les braises de l'hiver. C'est tout de même plus civilisé que de brûler des politiciens ou des banquiers!

Une photo prise par Coyote Agile

mardi 14 avril 2009

La Sérénissime

Venise vue du Lido



La fleur de lotus naît dans la fange...



Les premiers habitants qui se sont planqués un jour dans les marécages insalubres de la lagune pour ne pas se faire massacrer par les barbares ne se doutaient pas qu'un jour, Venise La Sérénissime serait la plus visitée et la plus fascinante des cités.





Une ville évidemment TRÈS touristique: Pour rester sensible à l'émotion et au charme de Venise, il faut impérativement éviter une trop longue exposition dans les zones rouges (ci-dessus de gauche à droite): Place de Rome et la gare, l'heure de pointe sur le Grand Canal, le pont Rialto, la place Saint- Marc.


Sur la place de la gare, c'est bondé, il faut juste y prendre le temps d'acheter la passe de bateau ...pour fuir!

Le Grand canal et ses 100 palais: demeures qui intègrent tous les styles et toutes les influencesLe trop célèbre pont Rialto



et le pont des Soupirs...contemporainement emballé.



Dans le centre historique de la Cité des Doges, une bonne nouvelle: on ne cultive plus le pigeon qui faisait l'imagerie de Venise sur la Piazza San Marco (interdiction de les nourrir depuis avril 2008, je ne regrette aucunement ces rats volants obèses qui décapaient les monuments historiques et tachaient les Cappucini en terrasse de leur fiente.)



Dès que l'on veut prendre un peu de distance, on saute dans un bateau et on inspire l'air du large entre les différentes îles de la lagune...




En dehors des "zones rouges", les petites ruelles et canaux de Venise sont d'un calme et d'un silence étonnant, (après tout, c'est une ville ...sans auto) et en ce beau weekend de Pâques, en quête d' une petite trattoria sympa (poissons et pasta), j'adore m'y perdre avec mon amoureux.



Nous sommes logés dans une institution du quartier du "Castello", entre l'Arsenal ouvrier et la touristique place St-Marc.

sur les traces de Corto maltese de Hugo Pratt dans Fable de Venise...




Vue du toit de l'hôtel


On entrevoit des bribes de la vie des Vénitiens du quartier: le poste de police en bas de chez nous...


Le ramassage des ordures...

Un vénitien qui conduit et ...parle au téléphone en même temps!




Le soir, c'est le bon temps pour profiter de la majesté de la place St-Marc.




Perspective parfaite...

Au caffè Florian, l'orchestre teinte la nuit de romantisme, et la magie de Vivaldi opère encore dans le silence des ruelles.