lundi 28 septembre 2009

Automne, prise 2

Samedi: party de Büro dans une ferme "typisch" dans le coin de Zug
Brunch: c'est la première fois depuis que je vis ici que je mange du Bircher Muesli et des Röstis faits maison. Ça vaut la peine parfois de s'éloigner du Migros local (supermarché suisse)!
Cela fait exactement 1 an aujourd'hui que nous avons déménagé de Montréal vers Zurich, nous entamons donc notre 2ème automne suisse.Encore trop tôt pour faire le point. En attendant, cela s'arrose... au Süssmost (délicieux jus de pomme/cidre)

dimanche 27 septembre 2009

Wo Bier zu Hause ist!

En quittant Bâle en train, je suis intriguée par ce château/usine: c'est le siège social de la "Feldschlösschen" , une marque de bière appartenant à "Feldschlösschen Boissons SA" qui est la première entreprise de boissons de Suisse.


Vous éprouvez le besoin d'échanger et de vous faire de nouveaux amis (Suisse)? Je vous recommande la fréquentation des supermarchés d'Argovie: demandez naïvement à un bel inconnu (Suisse) de vous conseiller sur les bières (Suisse) au rayon alcool de la Coop (Suisse), ses yeux s'allumeront et il sera intarissable sur la Feldschlösschen. Et Voilà, la glace (Suisse) est brisée!
Fondée en 1876, Feldschlösschen Boissons SA a donc son siège à Rheinfelden (Argovie)
Je visite rapidement la altstadt , charmante cité médiévale bâtie au bord du Rhin et qui étanche la soif de toute la Suisse. Un pont la sépare de l'Allemagne.

À Rheinfelden, une manifestation appelée le Brunnensingen (Chants de fontaines) commémore une épidémie de peste dont on présume qu'elle a été causée par l'eau des fontaines publiques. Douze hommes survivants de cet événement qui eu lieu en 1541 firent devant les fontaines le vœu de protéger les habitants contre ce fléau. Leur confrérie fût placée sous l'invocation de Saint-Sébastien, guérisseur de la peste. Chaque année le 24 décembre à 23 heures et le 31 décembre à 21 heure, douze membres de la confrérie forment cortège puis en cercle devant chaque fontaine chantent un ancien cantique de Noël. (source: Wikipedia)
Est-ce à cause de la peste que l'on ne boit plus d'eau aujourd'hui et que l'on m'explique que la bière, (enfin, pas n'importe laquelle, la Feldschlösschen) c'est la santé / Bier ist Gesund?
Ooupss, j'ai encore raté mon train. Pas grave: Herr Ober, noch einmal! (Garçon, une autre!)

Vincent à Bâle...

Le Kunstmuseum Basel a présenté une spectaculaire rétrospective globale des paysages du peintre légendaire Vincent van Gogh. 70 tableaux – tant des oeuvres de premier plan mondialement célèbres que des toiles peu connues du grand public. L'expo "Entre ciel et Terre" se terminant ce week end, je me précipite ce vendredi à Bâle, à une heure de train de Zurich. Je n'ai pas droit au 20% de réduction sur l'aller retour en train promis par la CFF (La cie de train), trop tard apparemment.
Je ne suis pas la seule à vouloir saisir ma dernière chance avant la fin de l'expo : une heure de queue (dehors sous la pluie) pour acheter le billet et
une autre heure d'attente avant d'avoir le droit d'entrer dans le musée. La queue encore pour la consigne obligatoire.
L'expo est bien structurée mais j'éliminerais bien le premier plan d'admirateurs.

Tiens? voici un des fameux tableaux contestés par des dizaines d'experts depuis qu'Alfred Hentzen a prouvé en 1934 que le "Jardin de Daubigny" était peint par le faussaire Emile Schuffeneker.

Mercredi 27 mai, le Kunstmuseum de Bâle a invité Stefan Kolkodehoff, journaliste culturel de Cologne afin de clarifier l’énigme “Die zwei Versionen des Jardin de Daubigny” dans le cadre de l’exposition. L'idée étant de défendre le Jardin de Daubigny, toile phare de l’exposition reproduite en carte de crédit par l’UBS, son sponsor. Dire que Vincent n'a quasiment pas vendu de toiles de son vivant...Désolé Vincent, je t'aime vraiment mais après une heure de lutte avec la foule pour m'approcher de tes toiles , je craque un tantinet.
Je refais la queue pour reprendre mon sac, je refais la queue pour aller au toilettes, j'hallucine un peu devant les coffrets de lavande et les bocaux d'olives de Provence vendus comme souvenirs de Van Gogh (quel génie ...commercial!) et je sors du Kunstmuseeum.
Je me réfugie une rue plus loin, au musée de la Caricature Il n'y a presque personne. C'est accueillant comme une maison, et l'on déambule tranquillement de pièce en pièce sur 3 étages en admirant l'expo ludique de dessins/caricatures érotiques. Cette expo se termine d'ailleurs le 27 septembre, comme celle de van Gogh!

à gauche: "HGZG"d'Yvonne Kuschel et à droite: "Schweinedame" de Nikolas Heilderbach

lundi 21 septembre 2009

MaKabanauKanada







J'ai adoré ma petite parenthèse Montréalaise.


Comme d'habitude, j'ai galopé pour rentabiliser ma semaine et voir un max de monde au dej, brunch, lunch, café, 5 à 7, souper, soirée... Je suis même parvenue à caser un WE Nature-Canot-Kayak dans le coin de Val-David.










Avec DL, DR et V.


Voici mon refuge au fond des bois.































À gauche: Les toilettes ou Bécosses (provient de l'anglais back house)
























































G. nous a rejoint samedi soir , elle nous a déconseillé de nous laver les dents dehors...










...car le dentifrice -aussi- attire les ours. Parait qu'ils sont agressifs en ce moment (because: pas assez de bleuets et petits fruits dans les Laurentides cette année). !


























mardi 8 septembre 2009

"La Clé" again

Je recois aujourd'hui du Québec les (bonnes) critiques 2009 pour l'album écrit par Angèle Delaunois et que j'ai illustré aux éditions de l'Isatis juste avant mon départ pour Zurich:
LA CLÉ



















Grâce à "La Clé", je recois ce jeudi 17 septembre le
- PRIX D’ILLUSTRATION ELISABETH MRAZIK CLEAVER – décerné par IBBY CANADA
Alors je prends la ...Clé des champs et m'envole pour une petite semaine à Montréal.
(Yé souis bin contente)
À tout bientôt!




« Il y a de ces albums qui nous ouvrent l’œil et l’esprit en même temps que le cœur. C ’est le cas ici ! Comment une petite clé, objet quotidien s’il en est un, peut-elle devenir porteuse d’autant d’espoir? As-tu une idée ? Une histoire de courage et d’espoir… au féminin. Une leçon de vie à découvrir. Un album émouvant, déstabilisant, profondément humain, sculpté de mots et d’images simples mais percutantes. À ne pas lire seul ! À placer dans toutes les salles de classe. »
J’@ime Express • La bande à Sylvain

“Le récit, franchement émouvant, utilise des mots très simples, rythmés par des phrases courtes, dans un style poétique au ton juste… Le travail de l’illustratrice est soigné, inspiré, renouvelé de page en page et celle-ci emploie des techniques mixtes qui augmentent la résonance du texte. Un ouvrage magnifique qui dépasse les frontières de l’âge. »

Gisèle Desroches • Lurelu – Hiver 2009

« In this wonderful and poignant book, the key is a symbol of happiness… The book is beautifully written and the illustrations are stunning. La clé is a wonderful pedagogical tool to introduce the world of immigrants and countries at war ; however, it must be used sensibly and wisely. “ Cote E = Excellent

Suzanne Dagenais – Resource Links

“The rhythmic text of this prose poem describes in simple yet gripping words the fate of displaced girl, and ends with a conciliatory visit to the old homeland. With great artistic and technical creative richness, the illustrations express childish light-heartedness, the horror of the war, and the desolation of fleeing.”

The White Ravens 2009 – Internationale Jugendbibliothek de Munich

« Exil, camp de réfugiés, émigration, pertes, c’est ce visage de la guerre que montre La clé. Une jeune fille parle de son amour pour sa terre natale que la guerre oblige à quitter avec sa famille. La clé qu’ils emportent est le symbole de leur identité et de l’espoir d’un retour. Un texte poétique, avec des mots qui frappent, un récit psychologique qui parle de la guerre pour parler de la vie. Les collages photo, à travers les dessins, amplifient le réalisme du récit. »
Jury du Prix Toronto-Dominion du meilleur livre de jeunesse 2009

« Il y a de ces lectures qui provoquent une montée de larmes. Il y a de ces livres qu’on n’a même pas fini de lire et qu’on sait déjà qu’on les relira. Il y a de ces livres qui laissent une empreinte lumineuse, ineffaçable. Je viens d’en lire un. Il s’intitulé « La clé ». Cette histoire magnifique est signée Angèle Delaunois, une auteure jeunesse qui bâtit une œuvre forte, déjà maintes fois primée.» Andrée Poulin – Chronique littéraire des Divines tentations – Radio-Canada – Ottawa

« L’auteure signe un texte émouvant de sobriété, de clarté et de vérité, que scande le mot clé à chaque fin de page. Les illustrations de Christine Delezenne offrent une rare diversité de styles, de techniques et de tons, atmosphères tantôt claires tantôt sombres, visages cachés et fuyants ou encore regards directs qui interpellent… rien ne vient réduire le caractère universel du sujet ; à preuve les symboles des trois religions monothéistes qui apparaissent en motifs sur la robe de la jeune fille, symboles de réconciliation peut-on espérer… »

Ginette Landreville – Coups de cœur Lurelu
Quelques autres "distinctions" 2009:
- SÉLECTION WHITE RAVENS 2009
Bibliothèque Internationale des Jeunes de Munich
Mentions spéciales :
“Book to which we wish to draw particular attention. »
“Book whose content is found to contribute to an
international understanding among cultures and people.”
- THE YEAR’BEST 2009 LIST – RESOURCE LINKS

- FINALISTE AU PRIX TORONTO-DOMINIONDE LITTÉRATURE CANADIENNE POUR L’ENFANCE ET LA JEUNESSE 2009 (Le nom du gagnant sera dévoilé en novembre, à la remise du prix)

- SÉLECTION COMMUNICATION-JEUNESSE 2009-2010

lundi 7 septembre 2009

Turnerinnenreise

À chaque rentrée, un membre du club de gym de Würenlos organise une sortie rando. Cette année pour le "Turnerinnenreise" 2009, L. nous a concocté un super parcours dans la région de Engelberg, Suisse Centrale.

TOLL! ma première vraie rando avec des initiés suisse.
Apparté: au Canada, il est interdit de boire (de l'alcool) sur la voie public. En Suisse par contre, c'est très courant: dans la rue et ...dans le train. (Dès la première facture d'une première soirée dans un bar, on comprend ...pourquoi!).
Dans le train Lenzburg/ Lucerne, on ouvre la bouteille de "wiss wiii" (vin blanc).

Mit den Zentralbahn fahren wir nach WOLFENSCHIESSEN, wo ein Postauto (hey, mon premier car postal!)reserviert ist, dieses bringt uns nach OBERRICKENBACH.

(oui , je me la joue bilingue ...pour une fois !)

Mit der Luftseilbahn schweben wir auf die BANNALP, wo wir den ersten Kaffeehalt machen/Nous prenons le téléphérique jusqu'à la Bannalp et nous faisons notre première pause café.

C'est parti: J'INssssspire, j'EXxxxxxpire.../Frische Luft...Jaaaawohl!

On marche d'alpage en alpage, sur le vaste territoire des vaches alpines. Il faut régulièrement ouvrir et (bien) refermer les clôtures électriques. La trame sonore est essentiellement composée de cloches et de clochettes.
Nach einer Stunde Wanderzeit kehren wir in der Alpwirtschaft Oberfeld ein, wo es guten Bergkäse gibt/ Après une heure de rando bien bien tranquillou, nous faisons une halte dans cette mignonne petite ferme de montagne ou il est de notre devoir, en toute dignité, de nous bâfrer de fromage de chèvre maison.


Le fromage, la charcuterie, et même les sandales de notre hôte, tout est fait artisanalement dans cet alpage. J'éprouve en cet instant un brutal amour pour le coeur profond de la Suisse! (le fromage de chèvre, ça m'émeut toujours!)
Danach geth es weiter bergwärtz zur Walegg, wo wird dann picknicken werden/ Yeaap! Coin Pique Nique à Walegg Le sommet enneigé là bas, c'est le Mont-Titlis, le plus haut promontoire de Suisse centrale (3020 m)

La vue (de la fenêtre des toilettes) sur le lac de BRUNNIHÜTTE
Der Höhenwanderweg, genaannt Walenpfad geth dann weiter aufs BRUNNI (1875 m). Im Härzlisee können wir Fusse baden und uns von den Strapazen erholen/ Il y a un parcours autour du lac à faire pied nu, on expérimente différentes textures et massages: rugueux doucereux boueux cailloutteux... Coooool /so lustig!
Mit der Brunni-Bahn geth es gemütlich runter ins Klosterdorf Engelberg/Pourquoi s'emmerder à marcher alors que le télésiège et le téléphérique nous descendent peinard jusqu'au plancher des vaches? (expression peu appropriée ici d'ailleurs puisque les vaches locales planent dans les hauteurs)

Donc descente vers ENGELBERG (welcome to heaven), village connu pour son grand monastère (on visitera une autre fois)

On reprend le train vers Stans, Lucerne, Zurich, et cette fois on ouvre la bouteille de Rot Wiii (vin rouge).