samedi 27 février 2010

Bienvenue chez les CH'TI

Il parait que le film "Bienvenue chez les CH'TI", sorti en 2008, contribue à donner une image plus sympathique du Nord grisailleux de naguère. On vante désormais la qualité de vie, le dynamisme d'une région qui a su se sortir "des mines", la gentillesse des gens du département le plus peuplé de France...
Accueil ( ensoleillé, on a beau "positiver", ça aide!) à la nouvelle gare de Lille-Europe
Je n'y ai jamais vécu, mais je suis originaire de la Flandre française, voisine de la Belgique. Je suis ici pour un weekend de rassemblement familial. J'arrive un jour plus tôt à Lille, pour prendre le temps de "réviser" le Nord.
Je loge vers la porte de Paris, à côté du musée des Beaux Arts
(ou je ne manque pas de visiter l'expo "E-Motion Graphique")

et tout proche de l'hospice Gantois, depuis 2003 transformé en hôtel de luxe : l'Hermitage Gantois. Actuellement ses visiteurs peuvent y trouver le grand salon, la bibliothèque et le cloître qui a gardé le charme de l'ancien.
Tôt le matin: place de la vieille Bourse, le théâtre du Nord, l'opéra, la statue du "Ptit Quinquin'...

Du Lèche-vitrine devant le Confiseur Méert (photo de P.) qui fabrique des chocolats, pâtes de fruits, griottins, mendiants, caramels, Spéculos et SURTOUT, sa spécialité de gaufre fourrée à la vanille dont raffolait le Général (De Gaulle).
Quand nous étions enfants, ma grand-mère envoyait des gauffres de "chez Méert" chez nous dans le Sud, de notre côté, nous apportions des Calissons d'Aix dans le Nord. Un bon deal!

ALLLLLLEEEEZZZZ LIIILLLLLLEUUUU
(Scoop: mon frère m'informe que le LOSC (l'équipe de foot) est 3ème en championnat)

Arrêt à la brasserie "Aux Moules" rue de Béthune pour un menu sentimental: Moules Maroille /Frites arrosé de Ch'ti ambrée et tarte à la Rhubarbe. (Je n'ai pas pris de photo, manquerait plus que l'on me prenne pour une touriste alors que pour une fois, les gens autour de moi n'ont "pas d'accent" et lorsque je dis mon nom de famille, on ne me fait pas répéter ni épeler 3 fois!)

Écluses de la Barre, vers la Citadelle

Porte de Gand

Cathédrale ND de la Treille


"...Avec des cathédrales pour uniques montagnes...

ou des diables en pierres décrochent les nuages..." Jacques Brel


J'aime marcher dans les rues du Vieux Lille, maintenant rénové et réhabilité





L' Estaminet (débit de bière et tabac), patrimoine culturel des pays du NordBriques et "pavés du Nord": inconfort garanti (mais si charmant) pour les piétons, véhicules et cyclistes Bon: en route vers le plat pays de mes ancêtres...

...une "Ch'ti story" se terminant toujours, (comme dans Axtérix!) par une fête

(Peinture de Bruegel l'Ancien, l'un des plus grands peintres flamands du XVIe siècle)

PS: Bon anniversaire cher parrain, un grand merci au comité organisateur et chantant de cousins/ines et spécialement à ma tante Ch. qui nous a tous rassemblé, hébergé et régalé chez elle dans la pure tradition de l'hospitalité du Nord!

mercredi 17 février 2010

Signes-paysages


La proximité de ST-Louis (Haut-Rhin) avec la Suisse et l'Allemagne attire beaucoup de travailleurs frontaliers et de fonctionnaires. C'est la banlieue française "moche" de Bâle ou nous nous sommes donnés rendez-vous, S+N (de Strasbourg) et moi.


Notre but: L'espace d'art contemporain Fernet-Branca


Expo Signes-paysages/ Grands formats du peintre contemporain Olivier Debré
(1920-1999)
Une vidéo montre Olivier Debré entrain de peindre ses immenses toiles d'abstraction "fervente" ( l'émotion suscitée par la contemplation d’un paysage).

Olivier Debré peignant le rideau de l'Opéra de shanghai-1998
(Photo de Marc Deville)

Nous prenons des photos de textures...

Moi parcourant l'espace Fernet-Branca
(Photo de S.)
Puis on s'amuse avec les reflections sur le sol , avec l'espace...

N. ou " la lumière au bout du tunnel..."

Après l'expo, notre regard sur St-Louis a changé: ce n'est plus une ville banalement "moche" et grise mais un paysage urbain de "signes signifiants qui émergent sur une immensité monochrome".

lundi 15 février 2010

Les pentes de la Croix-Rousse

Lyon 1809
Vue de la Croix-Rousse (La colline qui travaille) sur Fourvière (la colline qui prie)
Ce sont les "Sportferien", et j'en profite pour aller à Lyon avec U. On triomphe de tous les retards trains, bus, autoroute et obstacles "neige et verglas" (merci Ph&A!).
Shopping à la Part-Dieu, cidre et crêpe flambée sur la rue St-Jean dans le Vieux-Lyon, et pour clore notre court séjour, la "revoyure" de mon quartier Lyonnais préféré : Les pentes de la Croix Rousse.
En bas des pentes, la place des Terreaux (Opéra, hôtel de Ville, musée des Beaux arts)
Ici, la fontaine de Bartholdi (artiste plus connu pour sa "statue de la liberté" à NY!)


Quartier artiste et branché, "Les pentes" ont tout de même gardé leur petit look populaire: les célèbres "bouchons", (restaurants typiques qui font la réputation gastronomique de Lyon) laissent ici toute la place aux "boui-boui", petits restos arabes et turcs.



Mon fils découvre le couscous merguez, les pâtisseries orientales (et...les toilettes turques!)

L'église St-Polycarpe, rue Leynaud


Et puis le passage Thiaffait ou j'ai habité lorsque j'étais étudiante à Emile Cohl.
Il a son entrée par un portique (rue Leynaud) et constitue une "traboule" se terminant par un escalier montant la colline (rue Burdaut). Une traboule est un passage qui permet de passer d'un immeuble à un autre.
Depuis mes années estudiantines, le passage Thiaffait est devenu + chic bien sûr. Sa rénovation, décidée en 1997, s'est terminée en 2001. Certains locaux sont désormais utilisés comme studios et ateliers. L'ensemble de boutiques/ateliers a été nommé Le village des créateurs (qui favorise le développement économique et la promotion de jeunes créateurs de mode).
Tiens? Il y a maintenant une grille devant mon "ex" porte d'entrée.

Traboulons: ce mot viendrait de "tra" (trans.) et de "bouler" (rouler)
Lyon possède environ 320 traboules dans les quartiers du vieux Lyon et de la Croix-Rousse. À la Croix-Rousse, les traboules sont issues de la construction des immeubles de canut. les raccourcis permettaient aux canuts d’emmener la soie brute à leur atelier et de ramener le produit fini aux négociants installés sur la presqu’île tout en les protégeant des intempéries. Les traboules ont été utilisées par les résistants durant la seconde guerre mondiale pour faciliter les rencontres et, dans certains cas, échapper à la Gestapo.
On grimpe un peu plus haut par les escaliers de la cour des Voraces. C' était une société secrète de canuts.

Les bâtiments sont hauts, (c'est gros un métier à tisser) et les rues sont étroites

Les canuts se révoltèrent à plusieurs reprises (1831,1834 et 1848). Ces révoltes se transformèrent en bain de sang. Vivre en travaillant ou mourir en combattant, telle était la devise des canuts. La ville de Lyon construisit des forts à la Croix-Rousse non pas pour se protéger d’une agression extérieure mais plutôt pour bloquer les canuts révoltés dans leur descente vers la presqu’île. Les canuts jetèrent les bases de grands progrès sociaux ( Société mutualiste, Épicerie coopérative, Caisse de secours mutuel, Caisse de retraite)
Premier journal ouvrier : L’Écho de la Fabrique qui en 1833 titrait : « Prolétaires de tout état, unissez-vous » Ces mouvements sociaux inspirèrent Karl Marx.
En haut des pentes de la Croix Rousse, avec Fourvière au loin dans une brume...typiquement Lyonnaise!