samedi 14 février 2009

Snow'Rail

Pendant les "Sport ferien", c'est réellement la ruée vers l'or...blanc. Nous voyons tous nos camarades Suisse, certains aisés mais souvent aussi des familles beaucoup moins nanties, partir une semaine au ski. On est face à un choix: baver de jalousie ou ... étudier le "Ski system". Je découvre tout d'abord, contrairement à mes préjugés, que le forfait journalier de ski est TRÈS raisonnable. Après, c'est comme partout: il suffit de ne pas manger...au restaurant (il y a de mignons petits chalets "toit de bardeau" pour abriter un pique-nique), et de ne pas dormir...à l'hôtel de luxe (il y a des des dortoirs style auberge de jeunesse ou refuges de montagnes avec panorama grandiose) et enfin si possible, éviter de louer son matériel. Pendant la période des vacances scolaires, il faut impérativement profiter des forfaits train/ski pour 1, 2 ou 5 jours.On décide donc de se faire une journée "test" avec la formule "Snow'rail" à Flumserberg. On part à 7h30 de la gare de Würenlos, puis Zurich HB en direction de Chur (Coire), proche du Lieschenstein. Toutes les correspondances s'enchaînent efficacement, sans erreur, il suffit de suivre les gens décorés de snowboards ou de skis. On longe le lac de Zürich (Zürichsee) , le lac de Walen (Walensee) et on imagine très facilement combien cela doit être charmant...par beau temps!C'est comme dans la pub: on débarque du train à Unterterzen (439m) et on s'envole en téléphérique vers les cimes enneigées de la station de Flumserberg qui s'étage en terrasse entre 1000 et 1400 m, surplombant le lac de Walen.Sale temps en noir et blanc. On se dirige vers les sommets, à 2500 m, en quête de "l'espace bleu entre les nuages" (relire la BD de Cosey!) Une intro galère avec nos 'Snowblades" tous gras après leur séjour de 2 mois dans le container: Ils ramassent la poudreuse, impossible de glisser, il faut les réajuster et les nettoyer en haut des pistes. (quoi? on aurait pu y penser avant?)
Personne à part nous ne fait de snowblade bien sûr, on avait pogné ça pas cher à "la Poubelle du ski" à Montréal et ça fonctionnait très bien pour 2h de ski de soir à St-Sauveur dans les Laurentides. Ici, dans la poudreuse, toute une journée, c'est épuisant pour les jambes et les genoux, bref, on songe à s'équiper, la fois prochaine...

Pleins de dangers nous guettent, les zones de brouillards ou l'on ne voit plus rien, la falaise, les crevasses, les avalanches...

...le hors-piste, (il y a du hors-piste légal et du hors-piste interdit, je ne vois pas toujours la nuance). Il faut également éviter habilement les skieurs très expérimentés mais qui ponctuent chaque tour de piste d'une pinte de Feldschlösschen Dunkle Perle ou de Cardinal Rheingold.Tout est très bien signalisé , mais ce n'est pas ça qui nous empêchera de nous perdre (faut bien rigoler un peu).
Je me sens un peu décalée des fois, avec en surimposition des souvenirs de ski dans les alpes françaises, dans mon enfance ...le siècle dernier!Nous sommes au coeur du "Heidiland" , je suis entraînée malgré moi dans le mythe de Heidi, petite fille des montagnes (son auteur, Johanna Spyri, a passé ses étés près de Chur). Tous les prospectus , un folklore modéré et la beauté des montagnes me le rappelle.

"Elle avait entendu le chant des sapins"

Ouups, j'ai oublié de porter un casque! DAMNED! (Il parait que sans lui, mon assureur Suisse ne couvre aucun de mes accidents de ski!)

4 commentaires:

  1. ça donne envie.... tu seras très belle avec un casque!!!! (est ce que la population croisée sur les pistes portait des casques?)

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  2. Oui presque tout le monde porte un casque, pas uniquement les enfants et ados kamikases en Snow. Sans casque, on a l'air un peu...retro disons!

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  3. Ça me rapelle toutes mes sorties en ski où j'ai l'impression à tout coup de faire partie d'une autre planète avec mes ski empruntés à ma mère, mon wet suit de plongée et mon gros manteau de plume qui en profitent pour s'envoler peu à peu. J'ai toujours eu un style très unique...

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