dimanche 14 août 2011

Wo Kühe glücklich ihren Tag verbringen **

** là les vaches coulent des jours heureux
Si vous vivez en Suisse, vous connaissez forcément la série de pubs sur le fameux secret du fromage Appenzell, le fromage le plus corsé de Suisse!

Profitant d'une visite de O, Y et Yo, nous partons à la découverte de cette terre bénie des vaches, l'Appenzellerland.
Ebenalp- région du Mont-Säntis
L'incontournable village d'Appenzell ou l'on peut goûter les spécialités locales, dont le fromage éponyme.
On se rapproche du mystère à la Schaukäserei - la fromagerie de démonstration de Stein.
Que se passe t-il entre la vache et le consommateur?
16000 litres de lait arrivent à la fromagerie chaque jour, il est refroidi à moins de 10C dans les citernes de stockage. Le lait écrémé et le lait entier s'écoulent ensuite dans la cuve à fromage via l'échangeur thermique.
Brassage constant avant d'ajouter la présure et les agents de coagulation et de fermentation. La transformation en fromage commence...
(et tout ca encore sous nos yeux émerveillés!)
Le mélange caillé/petit lait est versé dans les moules de la cuve de pressage pour former les meules. Les meules sont placés sur des égouttoirs.
Il s'ensuit un processus de maturation dans les caves à fromage. Au terme de 5 à 7 semaines, les affineurs viennent chercher les meules et procèdent à de nouveaux contrôles. Au cours de sa période de maturation de plusieurs mois, les meules sont traitées avec la mystérieuse saumure aux herbes.(texte extrait du dépliant de la fromagerie)
La saumure aux herbes! c'est donc le fameux secret jalousement gardé, transmis de génération en génération.
On n'en saura pas davantage (ca fait déjà des mois qu'ils essayent en vain dans la campagne de pub!) alors ...dégustons!

On reste dans le thème en plongeant dès le soir même dans la "Appenzeller Chäsefondue"

samedi 13 août 2011

On fait et on va îousskonveu*

* " l'on veut" (dixit JF)
Tandis que Montréal mijote à 35 degrés C, immersion nature pour A. et moi au camp rustique Dickerman, dans la réserve faunique de Mastigouche.
Seuls au monde avec JF et V qui campent un peu plus loin sur la rivière.
On se rend de courtoises visites en kayak
Kayak: moyen privilégié d'explorer (une petite partie) de l'immense territoire de lacs et rivières
ich bin total frei! (fühle ich)
"Bécosse" de la dernière chance sur le site du camping de JF et V.
Juste avant le lac Dickerman, on salue régulièrement "notre" orignal. (don de JF qui est parvenu à le capturer ...en photo)

Dès que l'on cesse d'être actif, on est la proie des mouches noires, brûlots et tous les maudits maringuoins (moustiques version féroce!). On a trouvé le truc cette année pour faire du farniente sur les plages au fil de nos découvertes (merci P.)
Eeeestie qu'on est bin!
Sur chacun des lacs, la SEPAC laisse des barques à la disposition des pêcheurs. Génial pour se baigner cul nu "ioussskonveu", on en profite abondamment (quand on ne peut pas piquer les kayacs de JF et V!)
Le lac Bourassa
Le secteur des 6 chutes: séance de repérage pour un bain tourbillon


Frigo naturel pour la "Canadian beer"

Préparation des grilled-cheese dans un silence immense ponctué par quelques ouaouarons
(Grenouilles mugissantes!)


Civilisation: Salut Ciao Bye!

dimanche 3 juillet 2011

Nach oben

À 5h du matin, je quitte en douce l'hôtel Bahnhof de Zermatt pour prendre le 1er téléphérique vers le "Petit Cervin" qui culmine à 3883m, environ 60m au dessous de son grand frère et célèbre icône suisse: le mytique "Cervin" ou "Matterhorn".

Le téléphérique est encore fermé (un employé rencontré au hasard me donne des explications vagues, ce sera ouvert vers 7h...peut être). Je me mets donc en mode marche jusqu'à l'étape suivante: Furi - environ une heure à pied.
Ayant déjà fait le trajet par Zum Zee la veille (un joli hameau avec un excellent restaurant), je décide - après approvisionnement en eau - de faire un petit crochet de 40 mn en passant par Zmutt , un autre petit hameau/restaurant (fermé pour l'instant bien sûr).

Zmutt


Zermatt dort encore.
J'adore marcher tôt dans le silence et la lumière du matin quand les sentiers forestiers ne sont pas encore fréquentés.

On garde le cap sur le Cervin


Raccards ou greniers valaisan typiques

Quand j'arrive à Furi, le téléphérique tourne mais personne ne peut me vendre de billet. (mais ou est la Suisse méga organisiert que je connais?!)
Je payerai plus haut, en attendant, j'embarque avec les travailleurs de la station.
Le Cervin toujours "super star"
Au sommet du petit Cervin : Ski toute l'année sur le glacier du Théodule (une expérience à vivre dans une grande occasion, une visite de québécois par exple!)
Il est 8h, les skieurs arriveront un peu plus tard. L'escalier vers le point de vue circulaire sur les Alpes est fermé (réparations). Les grottes de glaces me laissent ...froide! J'opte plutôt pour une balade dans la neige, sous le soleil déjà chaud.

Je repère quelques "encordés" et décide de suivre la trace, c'est plus "safe" qu'en solo.

Et j'entreprend ainsi, sans le savoir encore, l'ascension du sommet Breithorn à 4164 m
Je rejoins bientôt les encordés. Je fais clairement pitié avec mon amateurisme car ils (des gentlemen espagnols) me prêtent un bâton et un piolet pour plus tard dans la descente. Tout les groupes que l'on rencontrera au retour sont également super pro, piolets, crampons, cordes.
La fin (ou le sommet!) est proche!

Le sommet: on s'immortalise mutuellement.


"Cette soif indéfinissable, c'est le Matterhorn qui l'inspire le plus ardemment'.
Emile Yung 1854-1918