L'école secondaire de Würenlos
Je manque encore de connaissances et de synthèse pour discourir avec maîtrise sur le SYSTÈME d'éducation suisse qui en inclut ...26 différents (soit 1 système par canton ou demi canton).
À droite, l'école...
et à gauche, la clé des champs...
Je ne peux parler pour l'instant qu'à partir de la fraîche expérience scolaire de notre cobaye et fiston (tout juste 15 ans). Après 5 mois d'apprentissage de l'allemand à Zürich, il fréquente depuis mai (un mois plein de longs we et d'exams) l'école secondaire publique du village. Jusqu'ici, es geht, l'accueil (enseignants ET élèves) est sympa, ouf! on peut tranquillement commencer à remiser les nombreuses appréhensions et préjugés vis à vis d'une Suisse Alémanique dont on craignait qu'elle soit hostile et "anti-étranger".
Au lieu de cela, on constate une grande FLEXIBILITÉ: c'est l'avantage d'un milieu habitué à recevoir et intégrer constamment des étrangers (comprendre aussi dans le terme "étranger" le ti-gars qui a déménagé à un 1 km de chez lui et qui passe dans le camp ennemi euh non, le canton voisin). À Würenlos, milieu favorisé, il y a 15 élèves par classe, quel luxe! De façon générale, les handicapés (on les appelle plutôt les "non-germanophones", c'est plus poli!) ont droit à un suivi, des cours d'appoints d'allemand. Certains travaux peuvent être rédigés dans la langue maternelle: une langue officielle suisse de préférence, avec l'anglais bien sûr, mais pas encore ni le bulgare ni le turc, tout système a ses chouchous et ...ses limites!
Écoles Privées? Zu teuer! Méga expensive! et zéro(0) subvention d'état contrairement au Québec. On a dans un premier temps pensé envoyer U. au Lycée privé Français mais pour quelqu'un qui a grandi au Québec, c'est un milieu/enclave d'expats qui exige éventuellement aussi un très gros travail d'intégration. (Non, on ne pense pas ça uniquement parce qu'on est radin!). Par contre, l'école Suisse publique et obligatoire (jusqu'à 16 ans) est GRATUITE pour de vrai, pas de petites taxes mesquines dissimulées (comparé au Québec encore, ou le parent doit par exemple assumer le coût des livres et souvent le matériel pour les écoles dites "à projets". L'emploi du temps est plus chargé qu'au Québec mais les cours secondaires (ceux qui ne prennent pas trop la tête) sont plus nombreux et variés. Davantage de vacances qu'au Québec au cours de l'année scolaire mais pas autant qu'en France, la reprise scolaire suisse se faisant très tôt en août. Un court été en perspective, c'est un peu l'arnaque -denke ich- mais un collègue suisse m'a expliqué que c'est notamment pour ça qu'ils -les suisses- sont meilleurs que les français!
Cette semaine, U est allé 4 jours près de Berne avec sa classe, dans la région de l'Emmental. (comme vous le savez, c'est LA région du fameux fromage à trou que tous les non-suisse confondent avec le Gruyère).

On retrouve bien l'arrogance suisse de penser qu'ils sont meilleurs que les Français... (en toute obectivité française de ma part !)
RépondreSupprimerEt il ne t'a rien dit sur les Allemands ton collègue ?
Poup ce qui est des cours d'allemand, où e vis, c'est dès le groupe de eu qu'on donne des cours aux étrsngers, et cela favorise l'intégration. Par contre, dans beaucoup de coins et recoins de suisse alémanique (car ce n'est pas toute la Suisse, même s'ils sont maoritaires) c'est loin d'être le cas...
Pour le kolleg, c'était dit en blaguant spontannément mais c'est tout de même révélateur d'une pensée qui associe performance, réussite, mérite et... travail acharné (alors que l'on sait que lorsque les gens étaient abrutis au travail et que le droit aux vacances n'existait pas, ils n'étaient pas "meilleurs", au contraire).
RépondreSupprimerJe crois effectivement que U est bien tombé, (J'ai visité d'autres recoins de suisse allémanique + fermés effectivement!) et avec en + 2 autres nouveaux non-germanophones (anglo et franco) dans sa classe, = entraide. C'est bien aussi qu'il ait eu un cours d'allemand intensif...avant car maintenant, avec en plus le suisse allemand à comprendre avec les copains, cela aurait été facile de tout mélanger!
Ben moi j'trouve qu'une chose que les européens ont compris c'est bien l'idée du voyage et des vacances. S a fait sa première sortie hors frontière de Montréal cette année avec l'école. Ils sont allés à Québec et sont revenus le même jour! Pas de chance, les budgets ont été coupé, pas de dodo à l'hotel mais dans le gymnase de l'école la semaine suivante. Et l'année prochaine Ottawa et ce sera tout pour le primaire! On n'a même plus de classe verte, blanche ou rouge comme dans le bon vieux temps!
RépondreSupprimerHallo Geneviève,
RépondreSupprimerC'est vrai que il y a moins de budget mais y'a des trucs possibles avec peu d'argent...mais beaucoup de temps d'organisation:
dans la classe de mon neveu (sud France), ils viennent de faire la Drôme à vélo en une semaine. Plusieures écoles ont participé, et ca a été médiatisé. Je trouve ca génial et c'est un vrai défi valorisant pour les kids
Il y a aussi des classes (même en France) qui financent elles-même leur voyage (car le prof a eu une idée au dernier moment et donc pas comprise dans le budget).... trouver des moyens de financement fait alors integralement parti du projet pédagogique et c'est aussi plus valorisant que des stages à la noix non rémunérés!
RépondreSupprimerEn attendant le centre Paul Klee est très interessant. Pas d'oeuvres très connues (ou très diffusées) mais tout son début!
Le centre Paul klee est encore sur ma "to do List"!
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